L’étude du timing de la prise de café et de son influence sur le risque de mortalité chez les individus souffrant du syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique (CKM) montre que l’heure de la prise de café influe fortement sur la mortalité générale et celle liée à ce syndrome.
L’association entre le timing de la consommation de café et le risque de mortalité chez les individus souffrant du syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique (CKM) n’est pas claire. Ce syndrome désigne l’interconnexion étroite et pathologique entre les dysfonctionnements du métabolisme (obésité, diabète), des reins (maladie rénale chronique) et du système cardiovasculaire. Une étude chinoise a cherché à identifier si le timing de la consommation de café avait un lien avec la mortalité toutes-causes et cause-spécifique dans ce syndrome.
L’étude prospective de cohorte a inclus 21 553 adultes souffrant du syndrome CKM issus de la 1999-2018 National Health and Nutrition Examination Survey. Les patterns temporaux de la consommation de café ont été identifiés et les risques de mortalité évalués. De plus, des modèles de souris souffrant du syndrome CKM ont été développés pour différents patterns de consommation de café.
Sur un suivi médian de 9,2 ans, deux patterns temporaux sont apparus : le type matin (47,7%) et le type fin de journée (5,3%). Au cours de l’étude, un total de 3565 décès a été enregistré. La relation entre la consommation de café et la mortalité toutes-causes varie significativement avec les patterns temporaux de consommation. Dans le type café du matin, les auteurs ont observé des associations inverses avec la mortalité toutes-causes (réduction de 21%) et la mortalité cardiovasculaire (réduction de 25%), indépendamment de la quantité totale de café consommée alors que le café consommé le soir n’était d’aucun bénéfice.
La validation expérimentale chez les souris CKM confirme que le café du matin améliore l’homéostasie métabolique (réduction de la glycémie et de la concentration sérique d’insuline à jeun), la fonction rénale (taux de filtration glomérulaire plus élevé) et la cardioprotection (réduction de la troponine cardiaque). Le café du matin réduit aussi les marqueurs d’inflammation (IL-6, IL-17A, CXCL1, CXCL2), alors que le café consommé en fin de journée n’offre aucun bénéfice. De plus, le risque de mortalité dans le modèle souris est réduit de manière plus marquée dans le type-matin que dans le type-fin de journée.
Cette étude originale met l’accent sur l’importance du timing de la consommation de café et ses effets sur la santé.
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